vendredi 19 septembre 2008

Le Parc National Lauca

« So far, so far
So far away » Air

Du thé à base de feuilles de coca pour supporter l’altitude et des yeux grands ouverts. Sublimes paysages !


Nous sommes le 19 septembre et j’achève enfin de raconter ce super voyage qui a eu lieu il y a plus d’un mois…

Arica

« Traverser la vie sans billet de train
Traverser la vie sans billet de train » Raphael & Jean-Louis Aubert

Arica, située a 20 km de la frontière Péruvienne, a été construite au pied d’un grand rocher appelé le Morro, au sommet duquel flotte en permanence le drapeau chilien. Je ne m’attendais pas à voir autant d’olives, mais de fait le climat en fait l’une des cultures principales de la région. Et je m’attendais encore moins à voir une église conçue par Gustave Eiffel : il avait été demandé à l’architecte des structures en fer pour faire face à l’ardeur du Pacifique qui avait détruit la précédente église.

Oficina salitrera Humberstone

« Ej' passe mes vacances tout in haut de ch'terril
J'a toudis d'la chance d'vir ch'que j'vos ch'est à mi » Renaud

Dans cette ville se développa une intense activité économique liée à l’exploitation du salpêtre à partir de 1872. A son apogée, Humberstone comptait 3500 habitants, dont la consommation, le logement, les loisirs, étaient gérés par l’administration de la « salpêtrerie ». On peut imaginer la rigueur des conditions de travail des ouvriers sous ce soleil permanent. En raison, entre autres, de l’avènement de la fabrication chimique du salpêtre (déjà connue depuis la première guerre mondiale), l’activité d’extraction a cessé à la fin des années 1950 et la ville s’est vidée de ses habitants. Aujourd’hui cette ville fantôme est classée dans le patrimoine de l’humanité de l’UNESCO.

Iquique

« Yo llevo en el cuerpo un motor
Que nunca deja de rolar
Yo llevo en el alma un camino
Destinado a nunca llegar » Manu Chao
A force de tout décider au dernier moment, ce qui devait arriver arriva et il n’y avait plus de place pour aller à Salta (Argentine) où on devait terminer le voyage. Du coup, on a changé de plans : mes compagnons de voyage sont rentrés à Montevideo, pour cause d’examens ; quant à moi, vu que je voulais tenter l’expérience du voyage « seul » à force de croiser des backpapers solitaires, je suis parti à la découverte de moi-même en continuant la route vers le nord du Chili. J’ai commencé par Iquique, ville portuaire tranquille et pittoresque.

vendredi 12 septembre 2008

Les geysers

« As-tu vu l’univers
Quand il éternue ? » Camille
Les Geysers d’Atacama au lever du jour sont la plus belle chose que j’ai vue durant tout ce voyage. Malgré le froid et le manque d’oxygène du à l’altitude, je suis resté complètement béat devant ce spectacle. Cerise sur le gâteau, on a pu se baigner dans l’un des geysers dont la température était supportable -au sortir de l’eau c’était déjà beaucoup moins supportable !

San Pedro de Atacama

« Mr. Sandman, bring me a dream (bung, bung, bung, bung) » The Chordettes
Après 24 heures de bus, nous sommes arrivés à San Pedro, dans le désert d’Atacama. Petit village de 5000 habitants à peine, San Pedro est envahi par les routards ; ça complique la recherche de logement mais ça donne au lieu une ambiance « roots » et conviviale. Etre dans un désert c’était terrible ! Tout le monde galère pour se doucher, les gens ont du sable sur les dents, on se retrouve au coin du feu le soir dans des bars tellement il fait froid …
Et la journée, on découvre ! La vallée de la Mort, les lagunas d’eau très salée dans lesquelles on flotte sans effort…

La Isla Negra

« Regresé de mis viajes, navegué construyendo la alegría.» Pablo Neruda
La Isla Negra (à 1h30 de Santiago), qui n’est pas une île, est le nom de la maison que s’était faite construire le poète Pablo Neruda (1904-1973). Etre face à l’océan Pacifique, dans cette maison à la décoration particulière, stimulait sa créativité. Le Prix Nobel de littérature 1971 est enterré dans le jardin aux côtés de son épouse.